Pourquoi un blog ?

Ben oui, pourquoi ?

C’est une question simple, un peu bête. Mais il faut bien commencer.

« Pourquoi si tard ? » est en fait la vraie question ! À ceux qui me connaissent bien ou depuis longtemps, cela paraîtra surprenant que j’ai attendu si longtemps pour l’ouvrir. Je me traîne depuis longtemps une réputation, partiellement imméritée, de bavard impénitent, de « monsieur j-ai-toujours-un-avis » voire de cabot. J’ai souvent trouvé ça assez injuste mais cela m’a aussi fait réfléchir. Alors, quand j’ai commencé à travailler en politique, par un stage il y a 5 ans, par un vrai travail il y a presque 4 ans, je me suis dit qu’il fallait que ma parole soit subsidiaire : ne l’ouvrir que si personne d’autre que moi ne peut dire l’idée qui me trotte dans la tête.

Finalement, ce ne fut pas si difficile de la fermer ! D’abord, parce que j’ai travaillé avec des gens brillants, donc en général s’ils avaient la même idée que moi, ils l’exprimaient plus vite et mieux. Ensuite, parce que je n’étais quand même qu’une petite chose face à des gens importants et prendre la parole devant cet auditoire requiert une audace autrement plus développée que pour discourir doctement devant des camarades de classe. Enfin, j’entends tellement souvent des gens, persuadés de leur grande intelligence, prendre la parole pour dire des choses incompréhensibles ou réinventer l’eau tiède et finalement se ridiculiser que je me suis dit qu’en cette matière comme dans d’autres la prudence était mère de vertu. Il vaut sans doute mieux l’ouvrir moins souvent et dire une chose intelligente à chaque fois plutôt que de parler systématiquement et donner l’impression que si aujourd’hui on a dit un truc sensé, c’était le fruit du hasard.

Et puis la fatalité de l’âge est intervenue et avec elle son lot d’expériences et de certitudes grandissantes. Cela commence par une incursion sur twitter. Là je me rends bien compte que la « droitosphère » est encore à construire et que ce que j’y raconte n’y est pas dit par beaucoup de gens. Depuis plusieurs semaines, la limite de 140 caractères me frustre davantage et aujourd’hui (jour des 64 ans de ma mère, Joyeux Anniversaire Maman !), je me lance. Merci à ceux qui m’y ont encouragé et notamment Delphine, France-Marie, Erwan et Laure qui se reconnaîtront.

Attendez-vous au même mélange vie privée et vie professionnelle (« publique » ne me semble pas adapté dans mon cas 🙂 ). Internet brouille la frontière, jouons le jeu autant qu’il est possible.

Rupture(s) en clin d’œil à la campagne de 2007 dont je fus l’un des modestes rouages (sans doute le plus petit et le moins indispensable).

Rupture(s) en hommage à mes parents qui en ont vécu de nombreuses dans leurs vies et dont la force face à l’adversité demeure pour moi un exemple et une source d’admiration.

Let’s dance !

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Publié dans apropos | 9 commentaires